L’ombre de Raphaël – Germain Paris

Lors de sa sortie aux éditions La Bourdonnaye, ce livre m’a fait de l’œil. J’ai profité de la dernière opération Masse Critique de Babelio pour tenter ma chance… Aussitôt arrivé dans ma Pal pratiquement aussitôt lu (dans le cadre du RAT a week – Edition Winter organisé par Chroniques littéraires).

L'ombre de Raphaël

Résumé (présentation de l’éditeur) :
La femme d’un ministre est assassinée devant la résidence de l’ambassadeur américain à Paris. On découvre rapidement qu’elle sortait d’une partie fine, au cours de laquelle les participants s’étaient livrés à des pratiques extrêmes.
Une prostituée à la retraite confie à son fils, reporter international, qu’elle reçoit une série de lettres anonymes et annonciatrices de meurtres.
Les membres d’une mystérieuse organisation recherchent activement un texte biblique, jamais dévoilé au grand public à ce jour et susceptible d’ébranler les fondements de la religion chrétienne.
Quel est le rapport entre tous ces éléments ? C’est ce que va devoir établir le commissaire Lucas Guillobert, avec l’aide de son équipe du Quai des Orfèvres. Pour résoudre cette enquête, il n’hésitera pas à plonger dans le passé trouble de la France. Au risque de se faire des ennemis à la puissance insoupçonnée. Mais il semble ne craindre ni rien ni personne. A part peut-être ses démons et ses fantômes…

Première phrase :
« La douceur avait pris ses quartiers dans la capitale. »

Nombre de pages :
La Bourdonnaye : 386 pages

Mon avis :
J’ai un avis plutôt mitigé concernant cette lecture. Je n’ai pas passé un moment désagréable, la lecture était plutôt sympathique mais sans plus. Ce sans plus est dû à différents points qui m’ont au début dérangé puis, au fur et à mesure que la lecture avançait et que la fin arrivait, m’ont agacé. Heureusement, il y a certains points positifs qui m’ont permis de lire sans trop de problèmes cette enquête policière.

Les personnages ont pour habitude d’étaler leur science sur tout et n’importe quoi tout au long de la lecture. Ainsi, nous découvrons entre autre l’histoire de la serrurerie ou encore celle de la vasopressine. Si ces deux sujets avaient un lien avec l’histoire racontée pourquoi pas mais aucun lien. Il s’agit seulement de deux digressions qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe. Les personnages qui n’ont pas ce trait de caractère sont assez rares dans ce roman. De ce fait, vous comprendrez que je ne me suis pas spécialement attachée au commissaire Lucas Guillobert ni au reste de son équipe.
Dans ce roman, nous suivons deux enquêtes qui au premier abord n’ont aucun lien. Deux enquêtes qui piétinent. Au point qu’à moins de 100 pages de la fin, je me demandais bien comment l’auteur allait s’en sortir pour les résoudre. Personnellement, je n’ai absolument pas compris comment le commissaire Guillobert et son équipe en sont arrivés là. C’est vraiment frustrant car je n’ai pas l’impression que des indices étaient semés au cours des précédentes pages. A moins qu’ils étaient perdus au milieu du blablatage sans intérêt des personnages.

J’ai beaucoup aimé le personnage de John et de sa mère Louise. Le premier est un jeune photographe reporter tandis que la seconde est une prostituée. Leur lien ? Ils sont mère et fils. J’ai trouvé John attachant, intéressant tandis que Louise est tout aussi attachante mais drôle. Drôle dans le sens où elle mène sa vie d’une façon étonnante, dans le sens où elle a un regard différent sur la vie. J’aurais certainement plus apprécié ma lecture si j’avais passé plus de temps avec ces deux personnages bien moins imbus de leur personne que les autres.

Bien que les deux enquêtes soient résolues, il reste un sujet en suspens, sans réponse. Au vu de la fin, une suite pourrait être intéressante (d’autant plus qu’elle concernerait John) mais si elle a lieu j’espère que ce sera sans le commissaire Guillobert (vous l’avez compris, il m’insupporte).

En bref :
Une lecture où tout part dans tous les sens. Les enquêtes, les pensées des personnages… tout se mélangent pour permettre au commissaire Guillobert de faire son travail. Heureusement, John et Louise apporte un peu de naturel à cette histoire.

Le moins :
Des personnages qui étalent trop leur science infuse… au point de me perdre par moment.

Le plus :
J’ai été touchée par l’histoire de John et de Louise.

L’auteur (présentation de l’éditeur) :
Germain Paris
Grand lecteur d’Arthur C. Clark, James Herbert, Ron Hubbard et Carl Sagan, Germain Paris s’interroge très jeune sur l’humanité et ses travers. Il y est à présent on ne peut plus confronté dans son quotidien de policier.
Pour lui, le rôle de l’écrivain est d’interroger le passé pour préparer l’avenir. Il considère qu’il n’y a pas de conscience sans passé, ce terreau sur lequel se construit l’homme. Il part également du principe que de petites causes engendrent de grandes conséquences. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon.

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La maison d’édition :
Edition La Bourdonnaye
Les éditions La Bourdonnaye ont été créées en décembre 2011 par Benoit de La Bourdonnaye. Cette maison d’édition développe « une ligne éditoriale généraliste très vaste autour d’auteurs français dont les styles et les univers illuminent » ses collections.

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Merci à Babelio et aux éditions La Bourdonnaye pour leur confiance et l’intérêt qu’ils portent à mon blog.

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2 réflexions sur “L’ombre de Raphaël – Germain Paris

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