Portrait chinois – Sur la route de nos lectures

Pas très bien organisée ce mois-ci, je me suis rendue compte à moins d’une semaine de la publication du portrait chinois que je n’avais personne à vous présenter. J’ai donc lancé un appel au secours sur Facebook et c’est July … Lire la suite

Portrait chinois – Thomas Lejeune

Lorsque Thomas Lejeune m’a proposé de découvrir son nouveau roman Une dose d’adrénaline, je lui ai proposé de participer au portrait du chinois du blog. Je vous laisse en apprendre plus sur ce jeune auteur.

Portrait chinois de Thomas Lejeune :
Si vous étiez un écrivain ?

James Joyce.

Si vous étiez un roman ?

1984 de George Orwell (mon année de naissance).

Si vous étiez un genre littéraire ?
Thriller.

Si vous étiez un héros de littérature ?
Sherlock Holmes.

Si vous étiez une ponctuation ?

Le point.

Si vous étiez une langue ?
Le gaélique (pour l’Irlande et le respect de cette tradition ancrée qui perdure).

Si vous étiez un conte de fée ?

Le magicien d’Oz.

Si vous étiez une couverture de livre ?

À travers les champs bleus de Claire Keegan.

Si vous étiez une maison d’édition ?

X.O

Si vous étiez un accessoire de lecture ?
Une tasse de très bon café.

Donnez-nous envie de découvrir votre plume, votre univers…
Passionné par l’Irlande, j’aime écrire pour embarquer le lecteur avec moi sur cette île et qu’en plus de l’intrigue, il se sente bien dans les lieux que je décris. Mais surtout, lui donner envie de s’y rendre.

Si certains d’entre vous (que vous soyez auteur, blogueur ou lecteur) ont envie de participer à ce rendez-vous mensuel, n’hésitez pas à me contacter par mail ou sur Facebook.

Portrait chinois – Angélique Barbérat

A l’occasion de la sortie de La vie enfuie de Martha K., le nouveau roman de Angélique Barbérat publié aux éditions Michel Lafon, j’ai proposé à l’auteure de participer au portrait chinois. Je suis très contente qu’elle ait accepté de répondre à ces quelques questions.

Portrait chinois de Angélique Barbérat :
Si vous étiez un écrivain ?

homere
Homère.

Si vous étiez un roman ?

le-club-des-cinq-et-le-tresor-de-lile

Le premier qui m’a emportée et que je n’ai pu lâcher tant j’étais dans l’histoire : Le club des cinq et le trésor de l’île.

Si vous étiez un genre littéraire ?
Je suis mal à l’aise avec l’idée de genre parce que lorsque l’inspiration surgit, elle ne choisit pas de genre… Je suis une écrivain accueillante qui aime les histoires passionnantes.

Si vous étiez un héros de littérature ?
Réponse pirouette : Angélique, Marquise des Anges.

Si vous étiez une ponctuation ?

Trois_points

En ce moment, je serai les points de suspension.

Si vous étiez une langue ?
La langue poétique.

Si vous étiez un conte de fée ?

La belle au bois dormant

La Belle au Bois Dormant.

Si vous étiez une couverture de livre ?
Une couverture qui arrête le regard.

Si vous étiez une maison d’édition ?
En tant que lectrice, je me fie à ce qui me guide, le hasard de la rencontre avec un titre, une couverture, une 4ème, la confidence d’une ou d’un ami.
En tant qu’écrivain, celles qui me font confiance.

Si vous étiez un accessoire de lecture ?
Mes lunettes ! Et un stylo, je souligne beaucoup.

Donnez-nous envie de découvrir votre plume, votre univers…
Je retranscris la vie et les sentiments des personnages mais pas seulement. Je m’interroge sur la mémoire et l’oubli, sur ce qu’on devient avec une rencontre, j’aime mettre en lumière des moments de beauté et d’émotions autant que jouer avec le mystère et la réalité.
Dans L’instant précis où les destins s’entremêlent, je dénonce les violences faites aux femmes, dans Bertrand et Lola, je m’interroge sur la question du choix et de la liberté, de l’enfermement. Lola ou l’apprentissage du bonheur est la construction d’un couple emporté par un amour puissant dont l’équilibre vacille sous le poids du passé qu’ils ont engendré. Dans La vie enfuie de Martha K. je donne la parole à cette femme amnésique qui ne se reconnaît pas dans la vie qu’on lui décrit.

Pour vous, voici quatre extraits :
L’instant précis où les destins s’entremêlent : « J’aimerais remonter à l’instant précis où les destins s’entremêlent », disait la mère de Kyle quand elle sortait de la salle de bains en portant ses lunettes de soleil. Kyle ne comprenait pas. Évidemment, il avait cinq ans. Est-ce qu’à cinq ans, on comprend ce genre de chose ? Est-ce qu’à cinq ans, on s’étonne que sa maman porte des lunettes de soleil à la maison ?»

Bertrand et Lola : « Bertrand vit alors cette image – cet instant décisif du photographe – dans sa propre vie. Il parut éternel, suspendu et prêt à vaciller d’un côté ou de l’autre. Ne rien perdre, tout recommencer, avec toi ? Il attendait une réponse sans vraiment demander. Peut-être. Lola ne trouva aucun mot ou alors en retint mille.»

Lola ou l’apprentissage du bonheur : « Lola sortit en plein soleil. Ses cheveux foncèrent étrangement et Bertrand demeura appuyé au comptoir en hêtre clair à écouter, voir, sentir. Les lignes, les démarcations, le clair, le sombre, le contre-jour. Le mouvement de ses jambes sous la cotonnade. L’eau qui se métamorphosait en nectar et les odeurs réveillaient une faim qu’il n’avait plus ressentie depuis des mois. Lola dansait en asseyant ses enfants à leur place. Ses mèches bouclaient sur le bas. J’aime cette longueur. Elle se retourna et releva la tête vers lui.
Pourquoi je t’aime, Lola ? »

Extrait de La vie enfuie de Martha K.
« … j’ai couru me réfugier vers le lac. Dans mon endroit secret, en contrebas du chemin de promenade. Ce n’est pas une plage, ni même une crique. Non. Ce sont tout juste deux mètres carrés de sable coincés entre les roselières. À l’abri du regard des promeneurs. »

Si certains d’entre vous (que vous soyez auteur, blogueur ou lecteur) ont envie de participer à ce rendez-vous mensuel, n’hésitez pas à me contacter par mail ou sur Facebook.