La malicieuse revanche d’un souffre-douleur – Serge Farnel

Proposé lors d’une masse critique, je me suis laissée tenter par le résumé mais aussi par le fait que l’auteur, de par sa profession, connaissait son sujet. Ayant travaillé deux ans en collège, j’étais curieuse de voir ce que ça a allait donner.

Résumé (présentation de l’éditeur) :
Souvenez-vous ! La rentrée des classes est un choc : on découvre la peur au ventre de nouveaux professeurs qui exercent (plus ou moins) leur autorité, on essaie avec maladresse de se faire de nouveaux copains et, souvent pour la première fois, on a le cœur qui bat la chamade.
Au collège, dans la cour de récréation, entre brimades, racisme et harcèlement, c’est aussi la guerre des boutons. Les clans s’affrontent, et tous les coups sont permis. Arthur, douze ans, cherche à trouver sa place tout en évitant de trop se faire remarquer. Aucune envie d’être pris comme souffre-douleur. Car il en faut toujours un : dans sa classe, c’est Thierry.
Mais pour séduire Giovanna qu’il n’ose aborder, Arthur n’a d’autres choix que de se faire remarquer. Périlleuse équation ! Alors, quand le proviseur décide de lancer La Gazette du collège, tous les espoirs sont permis. Thierry a choisi son camp : pour échapper à la cruauté des autres, rien de tel que de l’exercer. Et si les têtes de Turc formaient leur propre bande ?

Première phrase :
« Quand madame Pinson, notre prof de musique, avait écrit son nom en gros au tableau le jour de la rentrée, elle avait provoqué un fou rire général. »

Nombre de pages :
Mazarine : 283 pages

Mon avis :
Bienvenue au collège, cet univers où l’on est tous obligés de passer. Avec chance, c’est une période de notre vie où l’on est au top. Pour les moins chanceux on se retrouve parmi les têtes de turcs. Certains passeront totalement inaperçus ce qui est peut être une chance ou pas, tout dépend de notre point de vue. A travers les mots d’Arthur, Serge Farnel nous fait revivre ce moment de notre vie.

Ce qui est un peu perturbant c’est qu’on ne sait pas vraiment à quelle époque ni dans quel type d’établissement se déroule l’histoire. Mon questionnement peut peut-être paraître étrange mais je pense que les situations sont différentes selon l’époque mais aussi si c’est un établissement privé ou un établissement public. Je me suis interrogée tout au long de ma lecture par rapport à ce fait.
Deuxième point qui m’a un peu dérangé : des élèves décident de créer un événement sportif avec des lots à la clé, avec des règles totalement discutables et aucun problème le chef d’établissement suit et organise ça en quelques semaines. Personnellement, j’ai trouvé ça un peu gros.

En dehors de ces deux petites choses qui m’ont dérangé, j’ai passé un agréable moment avec ce livre que j’ai dévoré en une journée (merci à mon weekend lecture). J’ai trouvé que les relations entre les élèves sonnaient pour la plupart du temps vraies. Evidemment, il y a quelques exagérations mais quoi de plus normal dans un roman ? On sent que l’auteur connaît vraiment la population qu’il met en scène. Les adolescents de cette histoire sont tous plus ou moins attachants, même les plus méchants. Un peu comme dans la vraie vie. Et oui, rares sont les collégiens qui ne sont pas attachants, j’aimais d’ailleurs appeler les plus pénibles les attachiants.

Dans ce roman, ce n’est pas seulement l’univers du collège que l’auteur dépeint mais aussi notre société. En effet, être différent au collège c’est souvent être pointé du doigt mais n’est-ce pas aussi le cas au quotidien ? A travers ce qu’il vit à l’école, Arthur encourage des questionnements de la part de sa famille sur la vie en général, sur le comportement de chacun. C’est notamment le cas dans un passage du livre et j’ai trouvé dommage que ça ne se soit pas répété plus souvent. J’ai trouvé ce moment très intéressant.

Je ne sais pas si c’est un livre qui restera longtemps dans ma mémoire mais il m’a permis de passer un bon moment livre et c’est le plus important pour moi.

En bref :
Serge Farnel nous ramène à l’époque du collège avec ce roman. Beaucoup de vérité, un peu d’exagération et des adolescents attachants offrent une lecture très sympathique qui encourage à se questionner sur le fonctionnement de notre société.

Le moins :
J’ai du mal à situer l’histoire dans le temps et dans l’espace, ce qui est dommage.

Le plus :
J’ai vraiment eu l’impression d’être au collège avec les personnages.

L’auteur (présentation de l’éditeur) :

Ingénieur, professeur de physique dans l’enseignement secondaire, Serge Farnel écrit pièces de théâtre et poésie. La malicieuse revanche d’un souffre-douleur est son premier roman.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller faire un tour sur :
son blog
sa page Facebook
son profil Facebook
son instagram
son site internet
son twitter

La maison d’édition :

Les éditions Mazarine, en quelques mots : Mazarine publie des livres qui font plaisir, qui font rire, dans l’air du temps. Des coups de coeur, des petits bijoux, romans ou thrillers, des livres d’humour détonants, des biographies inédites. Le tout porté par une nouvelle génération d’auteurs talentueux, impertinents et stimulants. Mazarine, la petite maison d’édition qui fait plaisir.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :
la page Facebook
le profil Instagram
le site internet
le twitter

Pour découvrir d’autres avis sur ce livre, je vous donne rendez-vous chez :


Merci à Babelio et aux éditions Mazarine pour leur confiance et l’intérêt qu’ils portent à mon blog.

Publicités

Une réflexion sur “La malicieuse revanche d’un souffre-douleur – Serge Farnel

  1. Pingback: Récap’ de la semaine – 6 novembre 2017 – 12 novembre 2017 | Les lectures de Blandine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s