Le chapiteau du livre de Saint Cyr sur Loire (37) – 21 mai 2017

Bien que ce salon ai lieu chaque année à moins d’une heure de chez moi depuis plusieurs années, je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à cette année. C’est bien dommage car j’y ai passé un très bon après-midi en compagnie de ma maman le 21 mai 2017. C’était l’occasion pour moi de l’emmener dans mon univers, de lui faire découvrir la frénésie des salons littéraires et peut-être même lui faire acheter quelques livres (pari réussi puisqu’elle en a acheté trois : deux pour elle et un pour filleul n°2).

Nous avons pris la route dimanche en fin de matinée pour arriver sur place une heure plus tard afin de pouvoir repérer rapidement les lieux avant d’aller à la première conférence qui m’intéressait.
Le salon a lieu dans un parc magnifique où il doit être très agréable de se poser pour lire. Comme le nom du salon l’indique, les auteurs sont réunis dans un chapiteau. Au vu de la chaleur qu’il faisait ce jour-là, c’était assez intenable mais cela n’a pas empêché de voir des auteurs heureux d’être là et très sympathiques. J’ai été assez étonnée de la façon dont été installés les auteurs. Ils étaient les uns à côté des autres sur des grandes tables (je n’ai pas pensé à prendre une photo de l’ensemble du chapiteau, désolée). Ca avait l’avantage de pouvoir regarder tous les livres les uns après les autres. Même si j’étais partie avec ma liste d’auteurs à voir et donc de livres à acheter, ça m’a permis de faire de belles découvertes, non prévues…

A peine arrivée, j’aperçois le nom de Laurent Bettoni. Pas de chance, il n’est pas à sa place. J’en profite pour regarder le résumé du livre présenté. Je repasserais plus tard car le résumé me fait vraiment de l’œil. Nous continuons d’avancer jusqu’au lieu de la conférence (dans le fond du chapiteau) en regardant les livres mais sans craquer…

Raconter la vie avec la présence de Yves Viollier (Le marié de la Saint-Jean), Jennifer Murzeau (La désobéissante), Angélique Barbérat (La vie enfuie de Martha K) et Lorraine Fouchet (Les couleurs de la vie).

Ils ont commencé par nous présenter chacun leur roman ce qui m’a permis d’être séduite par La désobéissante, un roman d’anticipation qui est à la fois une dystopie et une utopie qui imagine une vie sans travail et sans consommation. Jennifer Murzeau questionne ainsi le rôle de l’humain en dehors de ces deux points qui sont importants dans notre société aujourd’hui. Elle aborde aussi le bienfondé ou non de faire un enfant dans notre monde.

Les couleurs de la vie qui pose la question du fondement de la vie, de la place de chacun dans notre société en abordant la mémoire, la perte de la mémoire et les relations intergénérationnelles m’a aussi beaucoup intéressé mais je n’ai pas trop aimé la façon d’être de Lorraine Fouchet. De ce fait, ça m’a un peu refroidi quant à l’envie de découvrir son roman.

J’ai été très contente d’entendre Angélique Barbérat parler de La vie enfuie de Martha K, que j’ai beaucoup aimé. Martha n’est personne puisqu’elle est amnésique, elle est confrontée au vide de sa vie. Elle est étrangère aux autres mais aussi à elle-même. Cette situation pose la question de la confiance. En écrivant ce livre, l’auteure s’est rendue compte que le fait d’ « être dépendant de la parole d’autrui pour savoir qui on est » est « un véritable film d’horreur ». Angélique Barbérat conclu en disant que « la mémoire c’est notre squelette, notre vie ». L’auteure s’est découverte grâce à l’écriture. Elle suit ses personnages qui lui permettent de se connaître un peu plus et de savoir qui elle est.

Le marié de la Saint Jean, ne m’a absolument pas séduite. Yves Viollier le présente comme un « roman de l’intégration réussie » dans les années 1950-1970. Il a été écrit à partir d’une histoire vraie, il y a des touches autobiographiques dedans.

Petite anecdote, au début de la conférence, j’ai fait les petites photos habituelles pour le blog. A ce moment-là, j’ai vu Angélique Barbérat me fixer. Au début, je me suis qu’elle devait trouver ça bizarre quelqu’un qui prend autant de photos dans un petit salon. A la fin de la conférence, elle est venue vers moi, en me disant, il me semblait bien que je vous avais reconnu. C’est tout bête mais ça m’a fait super plaisir.

Ca tombe bien, Angélique Barbérat est installée là où nous nous étions arrêtées avant la conférence. Ayant déjà tous ces livres dédicacés (il me reste pourtant deux livres dans ma Pal, j’espère les lire rapidement) hormis le dernier, je suis venue avec mon exemplaire pour qu’elle me le dédicace. Nous en avons profité pour parler de Bertrand et Lola. L’auteure m’a d’ailleurs conseillé de relire le dernier chapitre ainsi que la première page avant de commencer Lola ou l’apprentissage du bonheur. Conseils que je suivrais bien évidemment.

L’arrêt suivant a été pour Virginie Grimaldi. Les copinautes m’ont tellement tenté avec leurs chroniques que je ne pouvais pas ne pas profiter de sa présence. Je vais donc découvrir la plume de cette auteure très sympathique avec Le dernier jour du reste de ma vie.

Juste à côté d’elle, il y avait Nicolas Robin qui a su tenter ma maman avec son roman Rolland est mort. Le résumé a l’air plutôt sympa (tout comme l’auteur, que voulez-vous, les auteurs sont tous (ou presque) sympa, ce n’est pas de ma faute) donc je me laisserai sûrement tenter une fois que ma maman l’aura lu (il ne faut pas être pressé, par contre).

Nous poursuivons notre route, en nous arrêtant devant Marie Garnier qui séduira ma maman avec son livre Le papillon où elle raconte son combat pour sa fille atteinte d’une maladie rare. Nous en profitons pour parler du fait que je suis blogueuse.

Sa voisine de table, Iman Eyitayo, en profite pour rejoindre la conversation. Ca tombe bien, elle écrit des livres jeunesses. Elle me parle de sa saga Cœur de flammes. Incapable de résister, je repars avec le premier tome.

Le prochain arrêt est pour Thierry Berlanda, auteur que je suis depuis ses débuts aux éditions La Bourdonnaye mais que je n’avais jamais eu l’occasion de rencontrer. C’est un peu stressée que je m’approche de sa table. La rencontre est super sympathique, nous échangeons avec plaisir. Il en profite même pour m’offrir l’une de ses deux nouvelles parutions L’orme aux loups tandis que j’achète avec plaisir Naija. Ce moment d’échange restera longtemps gravé dans ma mémoire. J’espère bien avoir l’occasion de recroiser cet auteur très sympathique (et oui, encore un…).

Notre tour au sein du chapiteau est terminé donc direction la caisse. C’est assez long et pas forcément très bien organisé mais nous finissons par régler nos achats.
Il nous reste un peu de temps avec la seconde et dernière conférence à laquelle je veux assister. Nous en profitons pour faire un petit tour dans le parc qui est vraiment magnifique…

Il est l’heure de retourner sous le chapiteau. Bonne nouvelle, Laurent Bettoni est de retour à sa table, je vais pouvoir en profiter pour acheter Se repentir qui me tente bien. J’en profite aussi pour échanger avec l’auteur, notamment au sujet de sa saga jeunesse Arthus Bayard dont j’attends la suite. La bonne nouvelle, l’auteur a tout en tête. La mauvaise nouvelle, l’éditeur n’est pas super chaud pour la publier donc patience…

Autour du polar avec la présence de Eric Bouhier (Dictionnaire amoureux de San Antonio), Laurent Bettoni (Les remords de l’assassin) et François-Xavier Dillard (Austerlitz 10.5).

Austerlitz 10.5 de François-Xavier Dillard est né de l’amour de Paris. Il voulait raconter ce que pourrait être Paris après une catastrophe tout en incluant une enquête dans un monde où les politiques tirent les ficelles. L’auteur explose les codes même si rien ne change : pouvoir et argent sont au centre de la vie. Ce thriller est un prétexte pour visiter Paris et inciter à (re)découvrir le Louvre. Il a été un peu inspiré par Ravage de Barjavel.

San Antonio est arrivé dans la vie de Eric Bouhier à l’âge de 16 ans. Il l’a fait réfléchir sur lui avec les réflexions présentes dans les romans sur la vie et la société. Ce livre est un travail de passionné et pas d’historien. Il raconte des épisodes de la vie de San Antonio en se mettant à sa place.

Les larmes de l’assassin est écrit à partir de faits réels (un cas clinique de schizophrénie) mais c’est complètement une fiction. Avec ce roman, Laurent Bettoni a voulu montrer que le bourreau peut aussi être une victime. Pour l’auteur, la recette d’un bon polar c’est de ne pas s’arrêter à un genre (« littérature grise, entre la noire et la blanche »). L’enquête de ce roman est un prétexte pour s’interroger sur un thème de société.

Un petit bémol concernant cette conférence, il y n’avait pas d’échange entre les auteurs, c’est vraiment dommage !

Ce dimanche après-midi est déjà terminé. Je retournerais avec grand plaisir à ce rendez-vous de passionnés de lecture.

Comme d’habitude, encore plus de photo sur la page Facebook (à venir).

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