Rencontre Agnès Martin-Lugand – 19 mai 2017

Le 19 mai 2017, j’ai eu la chance d’être invitée avec sept autres blogueurs à une rencontre exceptionnelle avec Agnès Martin-Lugand dans les locaux de Michel Lafon. Comme je suis sympa, je vous emmène avec moi, pour revivre cette journée tout simplement géniale.

Ce n’était pas gagné pour moi de pouvoir participer à cette rencontre. Tout d’abord parce que je n’habite pas sur Paris et donc qu’il me fallait poser une journée de travail (puisque c’était un vendredi), et ensuite il fallait que je vois si au niveau du budget ça pourrait le faire. Ma responsable a accepté ma journée (en même temps, elle me doit encore des heures donc bon…) et j’ai décidé que je mangerais un peu moins (après tout, l’été arrive et il va falloir rentrer dans le maillot de bain) pour pouvoir me rendre à Paris.

Bien que je commence à être une habituée de Paris grâce aux virées entre copines et aux différents salons, c’était la première fois que je m’y rendais seule. Je suis super fière de moi car je n’ai eu aucun problème d’orientation que ce soit dans le métro (bon j’avais vérifié les lignes à prendre avant de partir) ou pour trouver les locaux de Michel Lafon (merci Google maps, c’est quand même bien pratique).
Je suis donc partie de Blois aux alentours de 12h pour arriver à Paris vers 14h.

La rencontre ne commençant que deux heures plus tard, j’avais repéré sur internet un café pas trop loin où me poser pour lire en attendant. J’ai bien fait car il y a eu une super averse pendant que j’étais là-bas… Autant vous dire, que j’ai bien compris que j’étais à Paris car plus de 5€ l’Orangina, ça fait mal pour la petite provinciale que je suis. Quoiqu’il en soit, le Séquoia Café était plutôt agréable pour lire pendant cette petite pause.

Et bien voilà, il est l’heure de se diriger vers les locaux de Michel Lafon. J’avoue que j’étais un peu stressée mais ce stress s’est vite envolé grâce à l’accueil de Camille, l’attachée presse. Elle a su me mettre à l’aise dès les premiers instants.

En attendant, l’arrivée d’Agnès Martin-Lugand (qui était en interview) et de tous les blogueurs, nous avons commencé à échanger par rapport à nos habitudes de lecteurs et de blogueurs. C’était vraiment très sympa.

Lorsque l’auteure est arrivée, on était tous un peu impressionné, on n’osait plus trop parler. Finalement, Agnès Martin-Lugand est tellement sympathique et naturelle que nous avons échangé pendant près d’une heure (retrouvez en fin de l’article le compte-rendu de l’échange avec l’auteure).

Les éditions Michel Lafon avait prévu tous les livres d’Agnès Martin-Lugand en grand format et en format poche afin que nous puissions nous les faire dédicacer. J’ai été raisonnable puisque j’ai uniquement pris deux livres, en grand format : Les gens heureux lisent et boivent du café (que j’ai lu mais en format ebook, comme ça, je l’ai dans ma bibliothèque maintenant) et Entre mes mains le bonheur se faufilent (que je n’ai pas encore lu mais qui était déjà dans ma Pal mais en format poche, comme ça j’ai tous ces livres en grand format).

Il se peut aussi que j’ai pensé à vous… Surveillez le blog, on ne sait jamais.

A la fin des dédicaces, j’ai malheureusement dû partir car il fallait que je reprenne mon train. Une chose est sûre, si j’ai la possibilité de participer de nouveau à un tel événement, je prévoirais de rester plus longtemps…

Retour sur l’échange avec Agnès Martin-Lugand :
Je vais essayer de vous relater dans les grandes lignes, l’échange que nous avons pu avoir avec l’auteure.

Agnès Martin-Lugand aime raconter des histoires dès le titre de ses romans. C’est généralement assez facile pour elle de trouver chacun des titres sauf pour La vie est facile, ne t’inquiète pas. Une petite anecdote, lorsqu’elle a rendu son manuscrit à la maison d’édition, il n’y avait toujours pas de titre. Le roman s’appelait tout simplement Les gens, la suite.

Concernant les couvertures, il s’agit à chaque fois de photo unique prise lors d’un shooting organisé spécialement pour le roman.

Bien que l’auteure soit issue de l’autoédition, elle n’a pas vraiment profité de son statut d’auteure autoéditée puisque le passage à l’édition traditionnelle, s’est fait très rapidement. En effet, elle ne s’est autoéditée que pendant deux mois puisque trois semaines après la diffusion des Gens heureux lisent et boivent du café, les éditions Michel Lafon ont pris contact avec elle. Elle est très contente de ce changement car cela lui permet d’être traduite à l’étranger mais aussi de toucher plus de lecteurs qu’en autoédition.
Bien que cela fasse maintenant plus de quatre ans, qu’elle est auteure, elle ne réalise pas vraiment son succès. A chaque sortie, elle a toujours peur que le lecteur ne soit pas au rendez-vous, malgré les longues files d’attente à chacune de ses dédicaces. C’est une auteure simple, qui écrit pour elle, qui souhaite rester sincère avec elle-même tout en espérant toucher les lecteurs.

Agnès Martin-Lugand a découvert l’amour d’écrire à la fin de des études de psychologie mais elle a attendu la fin de son congé parental (août 2010) pour commencer à écrire le début des Gens heureux lisent et boivent du café. Le but premier était de savoir si elle était capable d’écrire. Elle a mis deux ans pour écrire cette histoire. Elle pense qu’inconsciemment, sa formation en psychologie l’aide dans la création des personnages.

Parmi tous les personnages qu’elle a créé, elle est incapable de choisir son préféré, elle les aime tous. Chaque livre représente une partie de sa vie, chaque personnage laisse un bout de lui dans l’auteure et elle-même met un peu d’elle dans chacun d’eux. Par exemple, Yaël, de Désolée, je suis attendue, a été un personnage très prenant. Agnès Martin-Lugand est presque devenue elle (accro au contrôle comme Yaël, s’est fait surprendre par Bertrand comme Yaël), elle ne voyait plus que par le regard de son personnage. Un autre exemple, avec Tristan (J’ai toujours cette musique dans la tête), elle s’en est « terriblement voulu » de la façon dont il agit. Elle n’a pas prévu de suite pour le moment mais n’exclut pas dans longtemps, de nous donner de ses nouvelles. L’auteure se considère comme une vraie optimiste mais angoissée ce qui explique les différents moments difficiles vécus par ses personnages.

Avec son dernier roman, J’ai toujours cette musique dans la tête, elle a écrit pour la première fois du point de vue masculin. Ca s’est fait très naturellement, tout simplement parce que « Yanis faisait trop de bruit pendant l’écriture du roman », Yanis était très imposant, il prenait beaucoup de place. Le fait de faire parler un personnage masculin, ça a entraîné une réflexion par rapport à la construction du roman. L’auteure a aimé jongler entre les points de vue pour autant ça ne va pas forcément devenir une habitude.

Agnès Martin-Lugand se laisse porter lors de la construction de l’histoire et des personnages. Lorsque le processus d’écriture commence réellement, elle fonctionne mieux en écrivant « au petit matin, à 5h30 ». « Le fait de dormir encore un petit peu » lui permet d’être dans la bulle du personnage. Elle aime écrire en musique avec café et cigarette pendant que tout le monde dort, sans avoir besoin de s’inquiéter pour les autres membres de la famille. Parfois ce sont les mots qui ont besoin de sortir rapidement, ça a été le cas pour le prologue et l’épilogue de J’ai toujours cette musique dans la tête qui ont chacun été écrits en trois heures.
Son remède contre la page blanche, c’est la musique : des bons morceaux lancent l’inspiration mais à l’inverse un mauvais morceau peu bloquer l’écriture. Par exemple, pour J’ai toujours cette musique dans la tête, elle a été beaucoup inspirée par Ibrahim Maalouf alors que pour Désolée, je suis attendue, c’est Gainsbourg qui l’a inspiré. Elle a généralement une playlist par roman (même si l’on retrouve régulièrement Muse ou encore Placebo). Elle n’écrit jamais avec de la musique classique. Pour les plus curieux d’entre vous, il vous est possible de retrouver chaque playlist sur Spotify.

Concernant son actualité, Les gens heureux lisent et boivent du café va être adapté au cinéma. Actuellement, le projet en est à l’écriture du scénario. Agnès Martin-Lugand ne se projette pas dans le casting, elle ne veut pas idéaliser les personnages, elle préfère avoir la surprise.
Elle est actuellement en cours d’écriture de son prochain roman (phase de construction). Nous avons essayé d’avoir des informations mais impossible…

Comme toujours, encore plus de photos sur la page Facebook.

Un grand merci aux éditions Michel Lafon et à Agnès Martin-Lugand pour ce moment très agréable.

Publicités

9 réflexions sur “Rencontre Agnès Martin-Lugand – 19 mai 2017

  1. Pingback: Récap’ de la semaine – 22 mai 2017 au 28 mai 2017 | Les lectures de Blandine

  2. Pingback: Les lectures de Blandine fête ses deux ans ! | Les lectures de Blandine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s